1976, à l’avènement du Disco, alors qu’Abba et Boney M dominent les charts, un groupe de jeunes artistes idéalistes se réunit clandestinement les lundis dans un endroit dérobé, un caveau secret dont une énigmatique Hortense détient la clé, avec pour but d’organiser un futur possible pour les jeunes musicien·nes en Belgique.

La mission s’avère de grande ampleur car déjà la France n’a plus d’yeux que pour Sardou et Johnny et semble ne plus avoir d’oreilles non plus. Cette année-là, comme le disait si bien Cloclo la même année, cette association de bienfaiteur·ices fonde « Les Lundis d’Hortense », éditrice notamment de votre journal préféré, et qui se met à faire des pieds et des mains, à tour de bras, le cœur à l’ouvrage et la tête sur les épaules pour promouvoir sans relâche pendant près d’un demi-siècle la musique belge et se centrer essentiellement sur le jazz dès 1980.

S’il est des choses qui vieillissent, l’association bientôt quinquagénaire a su garder un visage jeune. Son CA s’est régulièrement renouvelé et a bénéficié, entre autres, des conseils et des idées des meilleurs musiciens et musiciennes du pays. Cela sous l’œil bienveillant du dernier des Mohicans issu de cet acte de résistance culturelle, celui-là même qui pourra peut-être un jour vous expliquer qui était la belle et mystérieuse Hortense : l’irréductible Jean-Louis Rassinfosse, qui fait preuve aujourd’hui de 50 ans d’engagement aux Lundis d’Hortense. Chapeau bas !

50 ans, ça se fête !

Et cette année 2026, qu’au passage nous vous souhaitons bien bonne, verra votre fidélité récompensée de moult concerts et événements plus jazz les uns que les autres. Si leur scintillement se fait entendre aujourd’hui, ils ne vous seront dévoilés que demain. C’est la magie de Noël qui opère en nous donnant un petit délai pour nous accorder, tel un orchestre avant une symphonie.

Afin de convier nos collègues jazz(wo)men à la fête, une carte de membre spéciale leur sera accessible pour la modique somme de 20 euros et leur donnera accès à tous les concerts de la saison des Soirs d’Hortense à la Jazz Station, ainsi qu’à des réductions auprès de nos partenaires à Bruxelles et en Wallonie. Une carte de membre est également accessible à toutes et tous pour le même prix. Elle offre des réductions considérables sur les concerts et sur le stage Jazz au Vert et permet de soutenir la culture et le jazz à travers nos actions.

Ceux ou celles parmi vous qui, malgré toutes ces réductions, se sentiraient lésés n’auront d’autre choix que de se professionnaliser dans la musique ou militer pour soutenir une culture accessible au peuple entier, dans un pays où les priorités seraient centrées sans distinction sur l’éducation, la santé et le bien-être. Un pays où la richesse ne se comptabiliserait pas sous forme de PIB, mais par un indice de bonheur, et dans lequel les plus hautes instances accueilleraient nos belles idées avec intérêt et enthousiasme.

Nous serons heureux d’en discuter avec vous au cours de nos nombreux événements.

Bonne année d’Hortense !

Grégoire Tirtiaux, administrateur